1860. La commune s'industrialise ; la population augmente ; la vieille église est trop petite, l'idée d'en construite une plus grande voit le jour.
A cette époque, toutes les dépenses devaient être financées et autorisées par le préfet.
Les ressources de la commune sont constituées par le montant des quatre impositions (environ 5000 fr), la vente de biens communaux, éventuellement de legs.
Pour la construction d'édifices communaux, des subventions du conseil général et de l'Etat sont possibles.
Si les ressources communales ne suffisent pas, une contribution supplémentaire sera demandée aux contribuables sous forme de centimes additionnels (%), que les dix plus imposés de la commune, réunis en séance du conseil municipal, autorisent généralement.
En 1864, Marie Barbe Laloux décède, léguant à la fabrique de l'église de Rousies 7000 fr pour la reconstruction d'une église à neuf. Le legs est autorisé par l'Archevêché et par Napoléon.
L'accord préfectoral pour commencer l'étude est accordée car l'ancienne église est très vieille et devient petite, vue la population grandissante.
Les fonds disponibles sont bas, une école vient d'être construite, ayant nécessité 17 cts additionnels. Une souscription auprès des habitants apporte la somme de 15372 fr. Le montant prévisionnel est de 34800 fr. Les deux subventions demandées apportent 6500 fr. L'ancienne église, pour récupération de matériaux, sera vendue 1800 fr.